Financement du projet de création

Dernière mise à jour de cette page le 13-02-2017

Toute entreprise doit se doter des moyens financiers nécessaires afin d'assurer son bon fonctionnement pour pouvoir démarrer une activité commerciale. En matière de financement au moment de la création de l'entreprise, il y a lieu de distinguer :

  • les apports fournis par les associés/actionnaires ;
  • les capitaux propres ;
  • et les moyens financiers mis à disposition par des tiers, par exemple des banques ou l'Etat.

Personnes concernées

Toute personne souhaitant se lancer dans une activité commerciale, sous forme sociétaire ou individuelle, doit impérativement se poser la question du financement de son entreprise, autant pour le lancement que pour la gestion quotidienne qui suivra.

Démarches préalables

Afin d'évaluer la viabilité du projet et ses besoins en financement, l'entrepreneur doit préalablement réaliser un plan d'affaires. Cet exercice est en principe réalisé sur une période de 3 à 5 ans.

Pour certaines formes de financement par des tiers, les financeurs demanderont des pièces justificatives, un plan d'affaires, des garanties personnelles (cautionnement) et/ou des garanties réelles (hypothèque sur immeubles), etc. Les pièces demandées et leurs détails varient en pratique et doivent être confirmés avec le financeur.

Bien que le recours aux capitaux empruntés soit souvent inévitable, et par ailleurs même souhaitable pour toutes les entreprises afin de compenser le manque de capitaux propres et de profiter d'un effet de levier, il est important qu'il y ait une part suffisante de capitaux propres par rapport à la somme bilantaire (idéalement un tiers et plus).

Modalités pratiques

Financement par capitaux propres

Le financement par capitaux propres se fait par l'apport de fonds privés des associés/actionnaires à la société, principalement par des apports en numéraire : les associés/actionnaires versent de l'argent de leurs propres comptes sur le compte de la société.

Les apports en nature constituent une deuxième forme d'apports (par exemple des immeubles, machines, brevets etc.). Le transfert de la propriété de biens meubles ou immeubles à la société se fait ainsi contre un montant équivalent en termes de parts sociales. En fonction de la forme de la société (SARL, SA, SE, SECA, SECS, SENC), ces apports en nature doivent être évalués par un expert ou réviseur d'entreprises.

Une part élevée de capitaux propres dans le financement total d'une entreprise augmente sa solvabilité. De plus, le financement par capitaux propres est un moyen de financement considéré comme "sûr" qui sert souvent de garantie aux tiers. En effet, l'investissement personnel de l'entrepreneur dans le projet permet de démontrer à des tiers qu'il a confiance en son projet.

Sachant que pour l'entrepreneur individuel, il y a confusion entre son patrimoine privé et son patrimoine professionnel, il apporte d'office l'intégralité de son patrimoine privé à l'exercice de son activité économique.

Financement par capitaux étrangers

Banques

Le financement par capitaux étrangers se fait par des créances temporaires (à court, moyen ou long terme) apportées par des tiers à l'entreprise. La méthode traditionnelle est l'emprunt auprès d'un établissement bancaire. En contrepartie, le futur entrepreneur s'engage à payer une rémunération fixe ou variable sous forme d'intérêts. Pour garantir le remboursement du crédit, le banquier peut demander des garanties telles qu'un cautionnement et/ou une hypothèque. Cette solution permet au futur entrepreneur de profiter de ressources externes sans devoir accepter une intervention de tiers dans la gestion de l'entreprise. En pratique, cette solution est la plus fréquente.

Organismes d'Etat spécialisés dans le financement

Pour certaines PME, les créations et reprises d'entreprises peuvent bénéficier des emprunts à taux réduit émis par la Société nationale de Crédit et d'Investissement (SNCI), un établissement bancaire de droit public. La SNCI est spécialisée dans le financement à moyen ou à long terme de sociétés luxembourgeoises en leur attribuant des prêts de démarrage, des crédits d'équipement, des prêts à l'innovation ou bien des prêts participatifs. Cet instrument gouvernemental a pour but de renforcer les fonds propres des créateurs d'entreprises, démunis de garanties et de sûretés en complément aux financements bancaires traditionnels. Il s'agit d'une sorte de cofinancement qui couvre une partie du financement global de la nouvelle entreprise.

Les aides d'Etat

Une méthode qui présente un complément au financement par capitaux étrangers est l'aide publique, qui existe sous différentes formes. L'Etat peut notamment, dans certains cas, faire bénéficier la nouvelle entreprise d'exonérations fiscales et de subventions en capital ou d'intérêts.

Toutefois, la réussite du plan d'affaires d'une nouvelle société ne doit jamais dépendre de ce type de financement.

Business Angels

Une autre méthode de financement, moins fréquemment utilisée et qui ne profite qu'à un nombre limité de types d'activités, est le recours aux réseaux des "Business Angels". Dans le cadre de la création d'une nouvelle entreprise, cette pratique s'avère souvent très utile, notamment pour des activités dites de niche ou des métiers innovants. En général, les personnes qui agissent en tant que Business Angels sont dans une situation financière confortable et possèdent une solide expérience dans un certain domaine d'activités. Ils font profiter le créateur d'entreprise de leur savoir-faire tout en injectant des moyens financiers dans l'entreprise.

Sociétés de Capital-Risque

Les sociétés spécialisées dans les investissements dits "de haut de bilan" peuvent offrir des possibilités de financement très importantes. Ces sociétés effectuent une sélection de projet basée sur des critères multiples et rigoureux. Elles sont souvent axées vers des projets innovants laissant espérer des niveaux de rentabilité importants.  Par ailleurs, ces sociétés peuvent demander une implication profonde dans la gestion journalière de la société.

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